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ROALD  AMUNDSEN (1872-1928)


NomRoald Engelbregt Grauning AMUNDSEN
NationalitéNorvégienne
OccupationExploration polaire
Naissance1872, à Borge, sud-est de Norvège
Décès1928, quelque part en Océan Arctique.
Roald Amundsen


Si je veux Survivre aux pôles...

     Partir aux pôles n'est pas un voyage d'agréments. Un tel voyage nécessite une préparation. Roald Amundsen, dès son plus jeune âge, s'est préparé aux difficultés de ces voyages, tant physiquement que moralement. Pourtant, ces expéditions d'autrefois, remarquables du point de vue des moyens mis en oeuvre, ou à disposition à l'époque, étaient de véritables exploits. Aujourd'hui, la technologie, les progrès scientifiques (sportifs, bio-médicaux) et les préparations, dont peuvent bénéficier ces explorateurs de l'extrême, permettent de mieux appréhender les froids et les difficultés polaires. Mais, attention, la nature reste la nature. Les rigueurs du froid et les dangers de ces contrées lointaines sont et demeureront toujours les mêmes, toujours aussi difficiles, que même la meilleure préparation et condition physique ne pourront les négliger.


... je devrais Affronter le climat

     Le climat est lié à la saison. Une année polaire, au plus simple, et même si je ne devrais pas, pourrait se résumer à deux saisons : le jour polaire et la nuit polaire. En Arctique, la nuit polaire dure 9 mois, le jour à peine 3. Et parce que le soleil ne se lève pas, il y fait très froid. En moyenne, -40°C l'hiver. Mais, c'est paradoxalement plus chaud que sur le continent entre autre la Sibérie (jusqu'à -60°C). Mais à peine 0°C l'été, alors que l'intérieur des terres sibériques jouit d'une certaine canicule (>+30°C). Par ailleurs, des vents de plus de 100 Km/h soufflent à la surface glacée, balayant les obstacles comme des fétus de paille. Il y a peu de précipitations, il neige peu, et celle qui tombe gèle en touchant le sol. Les différentes couches s'accumulent avec le temps. En Antarctique, il est commun de voir une épaisseur de glace de plus de 2000 mètres.


... mais également la faune

     En Arctique, au Pôle Nord donc, il est nécessaire tenir compte de la présence des ours blancs. C'est mignon, un petit ourson, mais un ours adulte mâle mesure 2 à 2,5 mètres et pèse 400 Kg, une femelle, 1,8 mètre à 2,1 mètres, pour 350 Kg. Donc c'est imposant. Et quoique d'aspect lourdaud, il peut aisément atteindre 40 Km/h à la course. Pour rappel, l'ours est carnivore. Il se nourrit essentiellement de phoques. Mais il peut varier son régime en attrapant d'autres animaux.


... et être fort moralement

     Quoique invisible, le stress, l'aspect totalement désertique (rien ne pousse sur la glace) des pôles, et selon le cas jour ou nuit polaire, tous ces éléments ont des influences sur le comportement de l'explorateur. Dans le cas d'une nuit ou d'un jour prolongé, vous perdez peu à peu la notion du temps (à la manière des expériences menées par les chercheurs qui se coupent du monde en s'enfermant dans une grotte). Le fait de savoir qu'il y a le danger du froid, le vent qui peut balayer votre éventuel abri, de même que le danger de l'ours, tout cela vous oblige à consommer de l'énergie. Et donc vous épuise.

     Stéphane Lévin, explorateur français, a vécu un hivernage complet en solitaire en Arctique : cinq mois, dont 106 jours sans soleil. Dans son livre, il explique comment il a vécu cette aventure, d'intérêt scientifique, par quelles phases d'adaptation il est passé, et quelles épreuves il a dû affronter. Et comment, un détail suffit à vous réchauffer : "Dimanche 27 octobre 2002 [...] Le soleil s'est levé. Il est quelque part au sud-est, masqué par la montagne qui me fait face. Le ciel est merveilleusement bleu, dégagé. Le silence est revenu. [...] Le froid est vif, c'est presque bon. J'avais besoin de ce contact charnel avec cet air glacé ; il me manquuait terriblement..." (S.Lévin, "Seul dans la nuit polaire", p.95)

     Et le fait d'être loin, seul, et face à tous les éléments d'une nature hostile a permis de connaître les réactions physiologiques qui peuvent survenir au cours d'un long séjour. Cet étude intéresse particulièrement les scientifiques de l'Agence Spaciale Européenne (ESA).


Biographie - Sources d'information

  • Stéphane Lévin, "Seul dans la nuit polaire", Ed.Arthaud 2003

  • TransPol'air, l'actualité et l'histoire des projets polaires


    Remarque amusante d'un internaute avisé

    "Votre texte sur Roald Amundsen (à : http://roaldamundsen.mooldoo.com/?f=ConditionsSurvie ) fait allusion à un foetus de paille: Par ailleurs, des vents de plus de 100 Km/h soufflent à la surface glacée, balayant les obstacles comme des foetus de paille.

    Je me permets de vous signaler qu'on devrait lire fétu de paille et non pas foetus de paille. Un foetus est par définition l'exclusivité des animaux vivipares dont l'oeuf se développe complètement à l'intérieur de l'utérus maternel.

    Dire un foetus de paille c'est dire ni plus ni moins que la paille est enceinte! Ce qui est assez étonnant (mais aussi amusant, faut bien le dire).
    "

    Michel (Canada)